L’accouchement – Mon récit partie 2 [2022]

accouchement

La grossesse arrive à son terme et avec ça, tout un changement de vie s’annonce. 

L’expérience de l’accouchement certes, mais surtout l’arrivée de ce bébé tant attendu avec ce fameux moment où l’on devient parent. 
Les chamboulements, la peur, mais surtout, l’amour, le bonheur, la vie. 

Sans plus tarder, entrons dans le vif du sujet avec l’accouchement. 

Découvre la première partie de mon récit juste ici.

1/ L’accouchement

Ah l’accouchement ! 

Une expérience incroyable et inoubliable, mais qui peut en effrayer plus d’un et c’est tout à fait normal. 

J’ai personnellement était effrayée à l’idée d’accoucher. La peur que ça se passe mal, la peur de souffrir, que ça ne se passe pas comme on l’a rêvé, etc. 

Et ressentir ces émotions, c’est normal, toutes les femmes passent probablement par là, c’est l’inconnu, la perte de contrôle total.

Alors si tu es présentement enceinte j’ai 2 conseils pour toi : 

  • Ne t’en veux pas d’avoir peur, n’essaie pas de chasser ces émotions, essaie plutôt de les accepter et de les laisser venir. C’est un événement incroyable et miraculeux que tu vas vivre alors laisse toi le droit de ressentir.
     
  • Quoiqu’il arrive, tu y arriveras! C’est aussi simple que ça, ton bébé doit sortir et ton corps est fait pour ça. Lorsque l’on m’à donné ce conseil, un énorme poids est tombé de mes épaules, car en effet, je ne pouvais pas y échapper et je devais faire confiance en mon corps et en la nature. 

Mon accouchement

le recit de mon accouchement

Dans la nuit du 10 au 11 février 2022, je me réveille vers 2h30 du matin avec des contractions, des tiraillements au bas du ventre. J’ai tout de suite compris que c’était le moment, on le sait, on le sent.

Un petit tour aux toilettes et je remarque qu’une partie de ma poche des eaux s’est écoulée. Ni une ni deux, je réveille monsieur avec la fameuse phrase “je crois que c’est le moment”.

On appelle ma sage-femme pour lui décrire ce qu’il se passe, et au téléphone, elle remarque que mes contractions sont déjà assez rapprochées, toutes les 3 min à peu près. Elle nous conseille donc de sauter dans la douche pour calmer la douleur et pour voir si cela ralentit, voire arrête les contractions (ce qui prouverait que c’est une fausse alerte).

Pour le moment, les contractions sont gérables, oui c’est un peu douloureux, mais c’est clairement vivable.

Après 2 vomissements (c’est tout à fait normal), je saute dans la douche, et pendant ce temps monsieur appelle notre doula pour faire le point et la préparer à se déplacer.

La douche me fait du bien, ça me détend, mais mes contractions s’accélèrent, ma sage-femme nous conseil donc de venir rapidement à la maison de naissance car l’accouchement se produira dans les prochaines heures.

1h à peu près s’est écoulée entre mes premières contractions et ce moment, et je dois déjà me rendre à la maison de naissance, on a donc compris que ce serait un accouchement rapide.

Pendant que je m’habille, monsieur prévient notre doula, charge la voiture et prend toutes les affaires de dernières minutes.

À ce moment, je gère au mieux mes contractions avec ma respiration, je me concentre à chaque fois qu’elles arrivent, une contraction à la fois, je fais confiance en mon corps et je ne me projette pas trop.

Une fois dans la voiture, je prends une petite vidéo pour qu’on puisse se rappeler de ce moment magique!

Enfin arrivés à la maison de naissance, il est environ 5h du matin, ma doula est déjà sur place, notre chambre est prête et c’est le moment pour ma sage-femme de vérifier mon col.

Personnellement, j’avais décidé à l’avance de ne pas savoir à combien j’étais dilatée, je t’explique pourquoi dans la partie plus bas “mes conseils”.

Ma sage-femme prend donc à part monsieur et ma doula pour leur dire, je suis déjà dilatée à 6, donc à l’allure où vont les choses, j’accouche dans les 3 – 4 prochaines heures.

Durant toute la période de travail, ma doula me fait des points d’acupression dans le bas du dos, dans la main, etc, pour aider à faire passer chaque contraction plus facilement. Jusqu’ici tout va bien, je n’ai pas trop mal, en tout cas, c’est gérable.

Comme mes contractions se rapprochent, on me conseille d’aller dans la baignoire pour me relaxer, et en effet, ça m’a tellement apaisée, je ne ressentais presque plus mes contractions au début, je pouvais même discuter normalement. Ma sage-femme faisait ses vérifications de routine, vérifiait le cœur du bébé, etc.

Et puis vers 9h50, j’ai senti une forte douleur, ma poche des eaux s’est complètement vidée dans la baignoire et j’ai tout de suite senti la tête du bébé entrer dans le col vaginal.

C’était le moment, la poussée, la douleur.

Petit aparté, c’est souvent à ce moment-là que les femmes demandent la péridurale, car la douleur est tellement intense, cependant c’est à ce moment-là qu’il ne faut pas la demander (si vous désirez accoucher sans) car on est à la fin, on est au moment où le bébé sort et ça ne devrait plus durer longtemps.

Mais oh mon Dieu, c’est douloureux oui, et malgré les efforts de ma doula, c’est difficile à supporter. Je pousse, je respire, je pousse, je respire.

Mais ça ne va pas assez vite pour moi, je veux qu’il sorte, je n’en peux plus.

Ma sage-femme me conseille donc de sortir de la baignoire et de me mettre dans la position la plus optimale pour accoucher (qui n’est pas la position allongée).
C’est la position assise, sur une chaise/tabouret d’accouchement qui ressemble à ça.

Monsieur est derrière moi et me soutient, ma doula est en face de moi avec une écharpe qu’elle me met autour pour me permettre de me tenir à quelque chose, et ma sage-femme est à ma gauche pour vérifier les signes vitaux du bébé et l’attraper lorsqu’il sort.

Ça y est, c’est le moment, on va rencontrer notre bébé tant attendu, et la seule chose que je peux faire à ce moment-là, c’est pousser.

Alors je pousse, je pousse et je pousse, la sage-femme place un miroir sous moi pour bien voir ce qu’il se passe, je préfère ne pas regarder et me concentrer sur la poussée.

Après quelques poussée, qui m’ont paru durer une éternité, notre petit prince sort d’un coup, la tête et le corps en même temps, heureusement que ma sage-femme était prête, elle l’a attrapé et directement mis sur moi en peau à peau.

Il est 10 h 36, au total mon accouchement à duré 8 h et la poussée 50 minutes. Pas de péridurale, pas d’épisiotomie, juste une déchirure naturelle.

Un soulagement m’envahit, c’est fini, on l’a fait, on a réussi. 

Mes conseils

1. Le plan de naissance: à Montréal, que tu accouches à l’hôpital, chez toi ou à la maison de naissance, tu dois faire ce qu’on appelle un plan de naissance. C’est une sorte de liste de tout ce que tu voudrais ou ne voudrais pas pendant ton accouchement.

Par exemple:

je ne veux pas connaître ma dilatation,
avant chaque intervention non-urgente, je veux qu’on m’en avise,
je ne veux pas qu’on me propose la péridurale,
je veux qu’on me propose la péridurale le plus tôt possible,
je veux pouvoir manger et boire
qu’on me laisser pousser dans la position de mon choix,
etc.

Ces souhaits sont importants, car cela permet aux soignants et aux médecins qui s’occupent de vous de savoir ce que vous désirez comme accouchement, cela évite les mauvaises surprises, car vous avez déjà fait vos choix éclairés et surtout, cela évite que l’on vous dérange en plein travail (c’est déjà assez fatiguant comme ça).

Vérifiez auprès de votre obstétricien(ne) ou sage-femme si c’est possible d’avoir une telle liste sur vous le jour de l’accouchement et si vous pouvez revoir avec elle/lui cette liste.

Évidemment, ce plan n’est qu’une référence, tout peut arriver lors d’un accouchement et il est possible qu’il ne serve pas.

2. Le partenaire: la place qu’occupe votre partenaire lors de l’accouchement est un choix personnel.

Certaines femmes ne veulent pas de leur conjoint dans la salle, d’autres veulent absolument qu’il soit là.

Quoi qu’il en soit, il est important de définir à l’avance ce que vous attendez de lui, car cela peut être un réel soutien lors de l’accouchement.

Pour ma part, je voulais que mon chéri soit présent, mais je ne voulais pas qu’il assiste à des moments trop suggestifs. Il a joué le rôle de soutien moral vu que ma doula s’occupait de tout ce qui était physique.

Il était présent pour moi, me disait des mots doux, s’occupait de prévenir nos 2 familles des avancées, arrangeait un peu la chambre, me donnait de l’eau, etc.

Votre partenaire fait partie de l’aventure et peut vous apporter beaucoup, alors ne le négligez pas, si vous, ou lui, désirez qu’il en fasse partie.

3. La dilatation: plus haut je partageais le fait que je ne voulais pas connaître ma dilatation.

À quoi bon?

Beaucoup de femmes se sentent désespérées lorsqu’on leur dit, après des heures de travail, qu’elles ne sont ouvertes qu’à 1 ou 2 cm.

Elles pensent que cela va encore durer des heures et des heures, et cela les fatigue moralement et donc physiquement.

Elles vont plus facilement demander une péridurale même si elles avaient fait le projet de ne pas en avoir.

Le fait de ne pas savoir te permet de rester dans le moment présent, tu ne te projettes pas à faire des calculs de : “j’ai fait 3h pour 1 cm alors il va me falloir tant d’heures pour tant de cm”.

Surtout que ce n’est absolument pas vrai. Tu peux au début avancer très lentement et d’un coup, en 1 heure, passer de 5 à 9 cm.

Alors laisse la nature faire son œuvre et concentre-toi sur toi et ta gestion des contractions, c’est déjà bien suffisant!

4. Pendant le travail: pour aider bébé à descendre le plus optimalement possible, tu dois continuer de bouger durant tout le travail.

La gravité est ta meilleure alliée, alors marche, bouge, assieds toi sur le ballon de grossesse et sautille, etc.

Il ne faut pas rester allongée durant tout le travail, c’est un mythe, ce sera plus long et donc plus douloureux.

Si tu en à la possibilité, passe un peu de temps dans la baignoire, cela calmera grandement la douleur.

5. Boire et manger: tu dois boire et manger durant ton travail. Certains accouchements peuvent durer, 17h, 24h, 48h ou plus, tu dois donc apporter à ton corps de l’énergie pour faire son travail.

Il ne s’agit pas ici de te faire un plat de pâtes, tu peux plutôt amener avec toi des compotes de pommes, des amandes et noix, des barres de céréales, etc.

Pour la boisson, l’eau reste le mieux, mais tu peux aussi boire de l’eau de coco pour les électrolytes ou encore une brique de jus de pomme.

6. Faire ses propres choix: un accouchement est un moment unique et personnel, et les choix que vous ferez avec votre conjoint, doivent être les vôtres.

En tant que femmes, nous avons assez de pression de la société au quotidien pour venir en ajouter à ce moment particulier.

Beaucoup de notre entourage ne comprenaient pas le choix que nous avions fait de ne pas accoucher à l’hôpital ou de ne pas prendre de péridurale, etc.

Seulement voilà, c’est moi qui accouche, c’est moi qui décide.

D’autant plus que nous avions pris le temps de réfléchir et de nous renseigner sur chaque option, nous avions donc fait nos choix en toute connaissance de cause et probablement en ayant des informations que nos proches n’avaient pas du tout.

Écouter les conseils de ses proches oui, mais faire malgré tout ses propres choix et se faire confiance. Surtout si au niveau médical c’est possible.

Nous n’avons personnellement rien regretté, ce fut une expérience incroyable, alors faites vous confiance.

7. Lâcher prise: mon dernier conseil et probablement l’un des plus importants, il faut lâcher prise.

Que ce soit avant l’accouchement mais surtout pendant.

À un moment donné, il faut accepter que le contrôle n’est plus entre nos mains et lâcher prise.

Cela permettra non seulement à votre corps d’être plus détendu et donc de faire son travail plus facilement, mais aussi à vous, de vivre cette expérience de façon plus zen.

2/ Mes essentiels accouchement

Il y a certaines choses que j’avais achetées pour mon accouchement qui ne m’ont pas servi du tout, mais certains produits ont été essentiels pour me faciliter la vie.

En voici quelques-uns, j’espère que ça t’aidera. 

Chemise de Nuit Femme
Chemise de Nuit Femme
9

J'ai acheté cette chemise de nuit pour me sentir confortable durant l'accouchement dans un vêtement large et ample. D'autant plus que je ne voulais pas utiliser un vêtement à moi, car je voulais pouvoir le jeter au cas où il serait trop abîmé après. 

Gourde isotherme avec bouchon paille
Gourde isotherme avec bouchon paille
9.7

Si tu n'as pas de gourde isotherme, c'est la meilleure occasion de t'en acheter une, cela te permettra de garder l'eau au frais. Choisis la avec un bouchon paille (tu peux l'acheter séparément), ce sera 100 fois plus pratique pour boire durant ton accouchement. J'utilise la mienne encore maintenant, ce n'est pas un achat d'une fois, ça te sera utile même après. 

Lot de 36 culottes absorbantes pour femme
Lot de 36 culottes absorbantes pour femme
9.6

Probablement l'achat le plus utile que j'ai fait. Après l'accouchement, les saignements durent plusieurs jours, voir semaines, et peuvent être abondants. C'était tellement pratique de pouvoir enfiler une culotte absorbante sans se soucier de la serviette hygiénique qui bouge ou qui se remplie trop vite. Confort garantit ! Surtout qu'après un accouchement, on n'a pas spécialement envie d'enfiler une culotte. 

Douche intime périnée
Douche intime périnée
9.8

Indispensable lorsque l'on accouche par voie basse et que l'on a eu des déchirures ou une épisiotomie, car cela peut brûler lorsque l'on urine. Cette douche intime permet de calmer et de soulager la douleur. 

En conclusion

Accoucher est une expérience incroyable, qui peut être vécue de plein de façons différentes, et ce qui est sûr, c’est que vous n’oublierez jamais cette journée. 

Faites-vous confiance, organisez-vous au mieux et lâchez prise!

Dans la troisième et dernière partie de mon récit, je te parle de mon expérience post-natale et je te donne mes conseils pour la vivre au mieux. 

Si tu veux partager ton expérience, tes conseils ou autres, n’hésite pas à laisser ton commentaire. 

3 réflexions sur “L’accouchement – Mon récit partie 2 [2022]”

  1. Chouette le parcours.
    Je viens de lire les 2 articles et c’est sympa de partager ce genre d’experience. On se rend davantage compte du ressenti de la femme qui met au monde un petit être.

    J’ai bien aimé !

  2. Merci beaucoup pour ce partage d’expérience, moi qui n’ai pas encore eu la chance d’être mère, je suis ravie d’avoir pu lire ton récit. C’est vrai qu’il y a trop peu d’informations et trop de tabous sur le sujet.
    Je commence seulement à avoir envie d’avoir des enfants (à 30 ans) et j’avoue que ça me rassure un peu ^^

    Merci pour ces beaux articles !

    1. Merci beaucoup à toi pour ton commentaire! Etre parent est la plus belle des choses, mais ce n’est pas facile et c’est en partageant son expérience le plus honnêtement qu’on peut aider les autres à se préparer au mieux pour vivre cette aventure!

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